Maladies

Les situations sanitaires pouvant évoluer rapidement, et pour toute information concernant des spécificités locales, n’hésitez pas à vous renseigner auprès des systèmes de santé locaux civils et militaires.

 

 

Pour toutes les maladies décrites, il vous est conseillé de consulter un médecin pour tout complément d’information et devant l’apparition de tous signes cliniques inhabituels.

 

  

Les maladies transmises par les insectes
MaladieModes de transmissionSignes cliniques d’alerteMoyens de prévention
Chikungunya
  • Maladie virale transmise par un moustique femelle (du genre Aedes) qui pique principalement le jour 
 
  • Le plus souvent syndrome grippal avec fièvre brutale, frissons, douleurs articulaires, maux de tête, éruption…
  • Parfois, douleurs articulaires invalidantes et persistantes
 
 
  • Protégez-vous contre les moustiques en utilisant des répulsifs cutanés, des vêtements couvrants imprégnés d’insecticide, des moustiquaires de lit imprégnées d’insecticide et en bon état, des bombes insecticides, des diffuseurs électriques…
  • Luttez contre les larves et les moustiques adultes en évitant les zones d’eau stagnante, en vidant les coupelles, en entretenant les bassins et les jardins…
 
Dengue
  • Maladie virale transmise par un moustique femelle (du genre Aedes) qui pique principalement le jour.  
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  • Le plus souvent syndrome grippal avec frissons, douleurs musculaires, maux de tête
  • Parfois, forme hémorragique potentiellement mortelle 
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  • Protégez-vous contre les moustiques en utilisant des répulsifs cutanés, des vêtements couvrants imprégnés d’insecticide, des moustiquaires de lit imprégnées d’insecticide et en bon état, des bombes insecticides, des diffuseurs électriques…
  • Luttez contre les larves et les moustiques adultes en évitant les zones d’eau stagnante, en vidant les coupelles, en entretenant les bassins et les jardins…
Fièvre de la vallée du Rift
  • Maladie virale (genre Phlebovirus) touchant principalement les animaux mais pouvant aussi contaminer l’homme par contact direct avec du sang ou des organes d’animaux contaminés, ou par consommation de lait cru ou non pasteurisé, et parfois par des piqûres de moustiques de plusieurs espèces
  • Forme bénigne
    Syndrome grippal (fièvre, douleurs articulaire et maux de tête). Dans certains cas raideur de la nuque, perte d’appétit, vomissements
  • Forme grave
    Parfois complications oculaires, neurologiques et hémorragiques
 
  • Evitez tout contact inutile avec des animaux (élevage)
  • Evitez toute consommation de lait non pasteurisé ou de viande crue
    Protégez-vous contre les moustiques :
  • En utilisant des répulsifs cutanés, des vêtements couvrants imprégnés d’insecticide, des moustiquaires de lit imprégnées d’insecticide et en bon état, des bombes insecticides, des diffuseurs électriques…)
  • Luttez contre les larves et les moustiques adultes en évitant les zones d’eau stagnante, en vidant les coupelles, en entretenant les bassins et les jardins…
Fièvre hémorragique de Crimée-Congo 
  • Maladie virale (Nairovirus) transmise par morsure d’une tique et par contact direct avec du sang ou d’autres tissus contaminés provenant d’animaux d’élevage pendant ou immédiatement après l’abattage. Transmission inter-humaine et nosocomiale possible (matériel médical mal stérilisé, pas de matériel à usage unique,…)
  • Fréquente évolution épidémique
  • Première phase
    Syndrome grippal brutal avec fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, vertiges, raideur et douleurs de la nuque, douleurs dorsales, yeux sensibles et photophobie. Dans certain cas, vomissements, maux de gorge, pouvant s'accompagner de diarrhées et de douleurs abdominales
  • Seconde phase
    Sautes d’humeur, confusion, somnolence puis agitation, douleurs abdominales avec hémorragies (nez, gencives, intestins…), atteinte hépatique
  • Complications fréquentes
    Atteinte pulmonaire, du foie et des reins. Risque élevé de décès (30% des cas)
 
    Evitez la morsure des tiques :
  • En prenant des mesures de protection individuelle contre les morsures de tiques (vêtements couvrants de couleur claire, répulsifs) lors des activités en extérieur dans les zones forestières
  • En recherchant systématiquement les tiques sur la peau, le cuir chevelu (inspection en binôme) ou dans les vêtements après une promenade en forêt
  • En enlevant les tiques  accrochées à la peau le plus rapidement et délicatement possible (au moyen d’un crochet spécifique ou tire-tiques, sans utiliser au préalable d’alcool, d’éther ou de corps gras)
  • Évitez les zones où les tiques sont abondantes et les périodes où elles sont actives
  • Surveillez la zone de morsure
  • Traiter vos chiens domestiques et retirez les tiques après la promenade
  • S’abstenir de tout contact avec les chiens errants
  • Consultez votre médecin pour examen en cas de doute ou extraction difficile de la ou des tiques
  • Evitez tout contact avec du sang ou des tissus contaminés provenant d’animaux d’élevage (port de gants et vêtements de protection)
Fièvre jaune
  • Fièvre hémorragique virale transmise par un moustique femelle (du genre Aedes) qui pique le jour
 
  • Phase aigüe
    Fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête
Puis
  • Phase « toxique »
    I
    ctère, vomissement, hémorragie avec risque de décès
 
 
  • Vaccination indispensable à réaliser en centre antiamarile au moins 10 jours avant le départ
 
Filariose lymphatique
  • Maladie parasitaire transmise par piqûre d’un moustique femelle (du genre Culex, Anophèle ou Aedes)
 
  • Sans symptôme possible pendant plusieurs années
  • Forme aigüe
    Fièvre, ganglions
  • Forme chronique
    Gonflement des tissus, épaississement de la peau et des tissus jusqu’à de possibles difformités corporelles (membres, organes génitaux…)
 
  • Protégez-vous contre les moustiques en utilisant des répulsifs cutanés, des vêtements couvrants imprégnés d’insecticide, des moustiquaires de lit imprégnées d’insecticide et en bon état, des bombes insecticides, des diffuseurs électriques…
  • Luttez contre les larves et les moustiques adultes en évitant les zones d’eau stagnante, en vidant les coupelles, en entretenant les bassins et les jardins…
 
Leishmanioses
  • Maladies parasitaires due à un protozoaire (du genre Leishmania) transmises par un moucheron femelle (du genre phlébotome) qui pique à la nuit tombante
Elles se présentent sous 3 formes selon le pays :
  • Cutanée
    Bouton ou ulcère indolore observé le plus souvent sur les parties du corps découvertes
  • Viscérale
    Le plus souvent fièvre, anémie, augmentation du volume du foie et de la rate, baisse de l’état général, évolution chronique voire mortelle
  • Cutanéo-muqueuse
    Bouton ou ulcère indolore pouvant toucher la bouche, le nez avec risque de perforation
 
  • Protégez-vous contre les moustiques en utilisant des répulsifs cutanés, des vêtements couvrants imprégnés d’insecticide, des moustiquaires de lit imprégnées d’insecticide et en bon état, des bombes insecticides, des diffuseurs électriques...
  • Les activités en forêt doivent éviter les heures où le risque de se faire piquer par le phlébotome est maximal (à partir de 16 h en général)
 
Loase
  • Maladie parasitaire due à un ver (filaire loa) transmise par un taon femelle ou mouche rouge (du genre chrysops) qui pique le jour
 
  • Forme aigüe
    Démangeaisons, passage du ver adulte sous la membrane des paupières ou sous la peau, et œdèmes fugaces migrateurs au niveau des bras, des jambes (œdème de Calabar)
  • Forme chronique
    Atteinte des yeux avec kystes très douloureux
 
 
  • Evitez les piqûres des taons (répulsif cutané, vêtements couvrants imprégnés d’insecticide …)
  • Evitez les zones de forêt humide
Maladie du sommeil (Trypanosomiase africaine)
  • Maladie parasitaire transmise par une mouche tsé-tsé, (du genre Glossine) qui pique surtout le jour. Contamination possible de la mère à l’enfant, le parasite pouvant traverser la barrière placentaire
  • Phase initiale
    Souvent sans signe ou rougeur cutanée au point de piqûre, puis poussée de fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, démangeaisons, ganglions dans le cou
  • Phase secondaire
    Altération du cycle du sommeil, signes neurologiques (modification du comportement, état confusionnel, troubles sensoriels, …voire coma). Risque de décès en l’absence de traitement
  • Protégez-vous contre les mouches, en associant au répulsif cutané, le port de vêtements couvrants imprégnés d’un insecticide adapté (les mouches tsé-tsé piquent à travers les vêtements)
Onchocercose (cécité des rivières)
  • Maladie parasitaire due à un ver filaire (Onchocerca volvulus) transmise par la piqûre d’une mouche noire (du genre simulie) qui pique le jour et à l’extérieur de l’habitation
 
  • Forme aigüe
    Importantes démangeaisons, inflammation de la peau, nodules fibreux sous la peau, inflammation, voire lésion de la cornée
  • Forme chronique
    Cécité irréversible, lésions de la peau (type « peau de lézard »)
  • Evitez la proximité des cours d’eau vive dans les zones à risque
  • Protégez-vous contre les mouches, en associant au répulsif cutané, le port de vêtements couvrants imprégnés d’un insecticide adapté
Paludisme  
  • Maladie parasitaire (plasmodium) transmise par la piqûre d’un moustique femelle infectée (du genre Anophèle) principalement entre le crépuscule et le petit matin
Il existe 4 types de paludisme humain :
  • Plasmodium falciparum
  • Plasmodium vivax
  • Plasmodium malariae
  • Plasmodium ovale
Les Plasmodium falciparum et vivax sont les plus répandus, le Plasmodium falciparum est à l’origine des formes mortelles.
 
  • Forme fréquente
    Syndrome grippal avec fièvre accompagnée de maux de tête, de douleurs musculaires, de malaise et de vomissements
  • Forme grave
    Selon l’espèce du parasite (signes neurologiques et viscéraux) voire mortelle en l’absence de prise en charge précoce
 
  • Etant donné les variations du niveau de transmission du paludisme, il est conseillé de consulter avant tout départ le Service de Santé des Armées de proximité ou les services de médecine du voyage afin de pouvoir envisager la meilleure prophylaxie antipaludique à adopter.
  • Aucun moyen préventif n’assure à lui seul une protection totale. Il convient donc d’insister sur la nécessité de l’observance simultanée d’une protection contre les piqûres de moustiques associée à la chimioprophylaxie (traitement préventif du paludisme).
  • Protégez-vous contre les moustiques en utilisant des répulsifs cutanés, des vêtements couvrants imprégnés d’insecticide, des moustiquaires de lit imprégnées d’insecticide et en bon état, des bombes insecticides, des diffuseurs électriques…
  • Luttez contre les larves et les moustiques adultes en évitant les zones d’eau stagnante, en vidant les coupelles, en entretenant les bassins et les jardins…
  • Traitement préventif du paludisme : ce traitement doit généralement être prescrit avant votre départ par un médecin qui tiendra compte de votre zone d’affectation, de la durée et des modalités de votre séjour ainsi que des éventuelles contre-indications. Ce traitement devra être suivi rigoureusement.
  • Consultez devant toute fièvre ou signe clinique inhabituel pour une prise en charge précoce d’un éventuel paludisme.
 
Tungose
  • Maladie parasitaire due à la pénétration dans la peau d’une puce-chique femelle  (du genre tunga penetrans)
 
  • Forme simple
    Petit nodule (isolé ou multiple) parfois douloureux avec démangeaisons (siège souvent au niveau des pieds sous les ongles) avec un point noir au centre
  • Forme compliquée
    Lésions souvent ulcérées, surinfectées pouvant entraîner un œdème et une inflammation des vaisseaux lymphatiques, risque de tétanos, d’infection nécrosante de la peau (gangrène gazeuse)
 
Evitez le contact direct avec la puce chique
  • En proscrivant la marche pieds nus et en chaussures ouvertes (sandales…)
  • En privilégiant les chaussures fermées avec des chaussettes
  • En inspectant quotidiennement vos pieds en cas d’exposition
  • En respectant une bonne hygiène des pieds
 En cas de lésions
  • Contactez votre médecin pour l’extraction de la puce
 
Ver de Cayor
  • Affection cutanée due à la pénétration d’une larve de mouche (genre Cordylobia anthropophage) sous la peau par contact avec le sol ou le linge où la mouche a pondu ses œufs.
 
  • Bouton rouge, douloureux avec au centre un petit orifice, au fond duquel on peut observer après quelques jours les mouvements de la larve, à l’origine de démangeaisons.
 
 
  • Evitez de vous étendre à même le sol même habillé
  • Repassez systématiquement avec un fer très chaud les 2 faces du linge
  • Privilégiez l’utilisation d’un sèche-linge
  • Consultez votre médecin pour l’extraction indispensable du ver et éviter les risques de surinfection
 
Ver macaque (myiase furonculeuse sud-américaine)
  • Affection cutanée due à la pénétration sous la peau d’une larve de mouche (genre Dermatobia hominis). La mouche dépose ses œufs sur l’abdomen d’un moustique qui les dépose à son tour sur la peau humaine.
 
  • Bouton rouge, douloureux avec au centre un petit orifice, au fond duquel on peut observer après quelques jours les mouvements de la larve, à l’origine de démangeaisons
  • Ce(s) lésion(s) siège(nt) préférentiellement sur les zones découvertes
 
Evitez la piqûre de moustique :
  • En utilisant des répulsifs cutanés, des vêtements couvrants imprégnés d’insecticide, des moustiquaires de lit imprégnées d’insecticide et en bon état, des bombes insecticides, des diffuseurs électriques…
Maintenez régulièrement une bonne hygiène du corps
  • Consultez votre médecin pour l’extraction indispensable du ver et éviter les risques de surinfection.
Les maladies par transmission sexuelle et accidents d’exposition au sang
MaladieModes de transmissionSignes cliniques d’alerteMoyens de prévention
Hépatite B
      
  • Sexuelle  
  • Sanguine  
  • Salive  
  • Mère-enfant
  •   
      
  • Forme aigüe
    Souvent sans signe clinique ou syndrome grippal ou fatigue, amaigrissement, nausée-vomissements,  douleurs abdominales,  selles décolorées, urines foncées, ictère/jaunisse  
  • Forme chronique
    Souvent sans signe, risque de cirrhose ou cancer du foie
  •   
      
  • Vaccin (indication à voir avec votre médecin)
  • Préservatif
  • Seringue à usage unique  
  • Attention aux tatouages, piercings (utilisation de matériel à usage unique), soins dentaires
  • Consultez votre médecin, au plus tôt, au maximum dans les 48 h après un rapport sexuel à risque ou à une exposition au sang.
  •   
Hépatite C
      
  • Sanguine  
  •  Sexuelle (rare)  
  •  Mère-enfant (rare)
      
  • Forme aigüe
    Souvent sans signe clinique ou fièvre, fatigue, anorexie, nausée, douleur, urines foncées, ictère/jaunisse, douleurs abdominales  
  • Forme chronique
    Souvent sans signe clinique, risque de cirrhose du foie, cancer du foie
      
  • Préservatif
  • Seringue à usage unique  
  • Attention aux tatouages, piercings (utilisation de matériel à usage unique), soins dentaires, soins médicaux
  • Consultez votre médecin, au plus tôt, au maximum dans les 48 h après un rapport sexuel à risque ou à une exposition au sang
Autres infections Sexuellement Transmissibles (gonococcie, syphilis, infection à chlamydiae...)
      
  • Sexuelle   
  • Forme aigüe
    Souvent sans signes cliniques ou ulcère génital, écoulement urétral, pertes vaginales, brûlures urinaires, douleurs, démangeaisons, éruptions cutanées
  • Forme chronique
    Risque de stérilité
      
  • Préservatif
  • Consultez votre médecin, au plus tôt, au maximum dans les 48 h après un rapport sexuel à risque
VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine)
SIDA (Syndrome d'Immunodéficience Acquise)
  • Sexuelle
  • Sanguine
  • Mère-enfant
  • Le plus souvent sans signe clinique, ou syndrome grippal, tuméfaction des ganglions, perte de poids, fièvre, diarrhée et toux
  • En l'absence de traitement, maladies infectieuses graves et certains cancers peuvent apparaître
  • Maladie chronique et mortelle
  • Préservatif
  • Seringue à usage unique
  • Dépistage précoce au moindre doute
  • Attention aux tatouages, piercings (utilisation de matériel à usage unique)
  • Consultez un médecin dans les services d'urgences, au plus tôt, au maximum dans les 48 h après un rapport sexuel à risque (non protégé, rupture du préservatif avec partenaire occasionnel ou nouveau partenaire) ou à une exposition sanguine
Les maladies liées à l’eau et à l’alimentation
MaladieModes de transmissionSignes cliniques d’alerteMoyens de prévention
Bilharzioses ou Schistosomiases
  • Maladies parasitaires dues à un ver (genre schistosoma) transmise par les larves du parasite, libérées par des gastéropodes (genre mollusque) d’eau douce, qui pénètrent dans la peau d’une personne lorsqu’elle est en contact avec une eau infestée
  • Souvent sans signe clinique
  • Troubles digestifs (Schistosomia intercalatum)
    Douleurs abdominales, diarrhée, sang dans les selles, augmentation du volume du foie
  • Troubles urinaires(Schistosomia haematobium)
    Sang dans les urines, fibrose de la vessie et de l’urètre, lésions rénales. Pour la femme, saignement du vagin avec lésions génitales. Pour l’homme, problème prostatique
  • Décès possible
  • Evitez les contacts avec de l’eau douce et stagnante potentiellement contaminée par des larves de schistosomes
Choléra
  • Maladie bactérienne (bacille Vibrio cholerae) transmise par les selles, l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés, les contacts de mains sales 
 
  • Diarrhée liquide et abondante de survenue brutale, vomissement, déshydratation sévère
  • Mortelle sans traitement
 
 
  • Lavez-vous les mains le plus souvent possible avant les repas, avant toute manipulation d’aliments et après passage aux toilettes (savon, solution hydroalcoolique, lingettes désinfectantes…)
  • Buvez de l’eau en bouteille et lavez les fruits et légumes avant consommation
  • En cas de symptôme pensez à bien vous réhydrater et consulter votre médecin
 
Fièvre typhoïde
  • Maladie bactérienne (genre salmonella) transmise de façon interhumaine par contact direct avec une personne infectée (mains sales), ou indirect par la consommation d'eau ou d'aliments contaminés
  • Phase d'invasion (1ère semaine)
    Fièvre élevée, maux de tête, fatigue, nausées
  • Phase d'état (2ème semaine)
    Fièvre, troubles digestifs à type de constipation plus fréquente que la diarrhée (classiquement diarrhées "jus de melon"), douleurs abdominales, somnolence prostration (obnubilation diurne contrastant avec une insomnie nocturne), éruption cutanées, angine
  • Complications
    Perforations et hémorragies intestinales, atteinte cardiaque, neurologique et rénale, fausses couches spontanées / accouchements prématurés
  •  
  • Vaccin spécifique (indication à voir avec votre médecin)
  • Lavez-vous les mains le plus souvent possible avant les repas, avant toute manipulation d'aliments et après passage aux toilettes (savon, solution hydroalcoolique, lingettes désinfectantes...)
  • Buvez de l'eau en bouteille, pelez et lavez les fruits et légumes avec une eau traitée, bien faire cuire la viande, évitez les coquillages, les laitages
Hépatite A
  • Maladie virale transmise par l'ingestion d'eau ou d'aliments contaminés par des matières fécales ou par contact direct avec une personne infectée (mains sales)
  • Forte fièvre, insomnie, fatigue importante, perte d'appétit, nausées, diarrhées, amaigrissement, selles décolorées, urines foncées, coloration jaune de la peau et du blanc des yeux
  • Troubles digestifs chroniques
  • Risque de formes fulminantes létales
  • Vaccin spécifique (indication à voir avec votre médecin)
  • Lavez-vous les mains le plus souvent possible avant les repas, avant toute manipulation d'aliments et après passage aux toilettes (savon, solution hydroalcoolique, lingettes désinfectantes...)
  • Buvez de l'eau en bouteille, pelez et lavez les fruits et légumes avec une eau traitée, bien faire cuire la viande, évitez les coquillages, les laitages
Leptospirose
  • Maladie bactérienne (leptospira spp.) transmise directement par simple contact avec des animaux infectés ou par morsure (rongeurs) ou indirectement au cours d’activités de baignade en eau douce, de pêche. Les leptospires pénètrent l’organisme via des plaies, des érosions cutanées ou muqueuses, la conjonctive, ou inhalation de gouttelettes
  • Forme modérée
    Fièvre, douleurs, violents maux de tête, raideur de la nuque, vomissement, douleurs abdominales, des douleurs musculaires, des douleurs articulaires, diarrhée, jaunisse
  • Forme grave
    Manifestations hémorragiques (cutanées et muqueuses, y compris pulmonaire), insuffisance rénale, atteinte neurologique (convulsions, coma), atteinte hépatique
  • Vaccination (rares indications)
  • Chimioprophylaxie en cas de forte exposition
  • Évitez les contacts avec les rongeurs et les environnements contaminés
Maladies diarrhéiques
  • Maladies virales, bactériennes ou parasitaires transmises par l’eau et les aliments contaminés
  • Diarrhée, troubles digestifs, déshydratation
 
  • Lavez-vous les mains le plus souvent possible avant les repas, avant toute manipulation d’aliments et après passage aux toilettes (savon, solution hydroalcoolique, lingettes désinfectantes…)
  • Buvez de l’eau en bouteille, pelez et lavez les fruits et légumes avec une eau traitée,,, bien faire cuire la viande, évitez les coquillages, les laitages
Parasitoses intestinales
  • Maladies parasitaires transmises par contact des mains, les selles, l'eau et les aliments contaminés
  • Diarrhées
  • Troubles digestifs
  • Parasites dans les selles
  • Lavez-vous les mains le plus souvent possible avant les repas, avant toute manipulation d'aliments et après passage aux toilettes (savon, solution hydroalcoolique, lingettes désinfectantes...)
  • Buvez de l'eau en bouteille, pelez et lavez les fruits et légumes avant consommation, bien faire cuire la viande notamment le porc
  • En cas de symptôme, pensez à bien vous réhydrater
Maladie infectieuse interhumaine
MaladieModes de transmissionSignes cliniques d’alerteMoyens de prévention
Maladie à virus Ebola  
  • Le virus Ebola se transmet à l’homme par contact avec des animaux sauvages infectés présents en Afrique et peut se propager ensuite dans les populations par transmission interhumaine
Le virus Ébola se transmet par contact direct avec :
  • des fluides corporels tels que le sang, la salive, l’urine, le lait maternel, le sperme, la sueur, les selles et les vomissures des personnes infectées, vivantes ou non.
  • des objets qui ont été contaminés par les fluides corporels de patients infectés (par exemple, des aiguilles).
  • la viande de brousse issue de la faune sauvage chassée principalement en Afrique (antilope, éléphant, chauve-souris, serpent, singe, etc.)
La durée d’incubation, varie de 2 à 21 jours. Tant qu’ils ne présentent pas de symptômes, les sujets humains ne sont pas contagieux
 
  • Les premiers symptômes sont une fatigue avec de la fièvre ≥ 38°C à début brutal, des douleurs musculaires, des maux de tête et un mal de gorge.
  • Ils sont suivis de vomissements, de diarrhée, d’une éruption cutanée, de symptômes d’insuffisance rénale et hépatique et, dans certains cas, d’hémorragies internes et externes (par exemple, saignement des gencives, sang dans les selles)
  • Le décès survient dans plus de 50% des cas
 
  • A ce jour, il n’existe pas de vaccin préventif
  • Le respect des mesures de protection individuelles est le seul moyen de prévenir l’infection
    En cas de déplacement pour raison impérative :
  • Suivre l’évolution de l’épidémie en consultant régulièrement le site du ministère des Affaires étrangères et du Développement international et celui de l’Organisation Mondiale de la Santé
    Sur place, il convient de :
  • Suivre les recommandations du Ministère de la santé
  • Ne pas se déplacer dans les zones de transmission active du virus
  • Ne pas consommer ni manipuler de viande de brousse
  • Se laver les mains fréquemment au savon ou avec les solutions de lavage des mains hydro-alcoolique
  • Eviter les contacts directs non protégés avec les secrétions des malades ayant une forte fièvre, ou des troubles digestifs, ou des hémorragies extériorisées par la bouche, le nez, ou les selles
    Au retour en France :
  • Suivre les recommandations du Ministère de la santé
  • Prendre contact avec le SAMU - Centre 15 (numéro de téléphone : 15) en cas de fièvre ou de symptômes compatibles avec la maladie en mentionnant votre séjour en zone à risque de maladie à virus Ebola
 
Méningite à méningocoque
  • Maladie due à une bactérie (Neisseria meningitidis) transmise de personne à personne par contact direct, via des gouttelettes de sécrétions respiratoires ou pharyngées (toux, éternuement, baiser, promiscuité avec une personne infectée)
 
  • Forme classique
    Forte fièvre, maux de tête, nausées, vomissements et raideur de la nuque
  • Forme grave
    Possible trouble de la conscience, coma, tâches hémorragiques sous la peau, choc septique, graves lésions cérébrales, décès
 
  • Renseignez-vous sur la situation sanitaire du pays (épidémie…) auprès des autorités compétentes.
  • Vaccin(s) spécifique(s) disponible(s) uniquement pour les souches A, C, Y et W (indication à voir avec votre médecin)
  • Evitez les contacts avec les personnes présentant des signes respiratoires (toux…)
  • Lavez-vous les mains régulièrement
  • Aérez les locaux régulièrement
  • Consultez votre médecin en cas de doute
 
Poliomyélite
  • Maladie virale (poliovirus), transmise de personne à personne par contact direct (mains sales). Le réservoir est humain (portage intestinal). La contamination peut se faire aussi par de l’eau ou de la nourriture contaminée
 
  • Risque de survenue d’une paralysie invalidante et définitive (1/800 infections environ)
  • Atteinte respiratoire possible parfois mortelle
 
  • Vaccination ; en France la vaccination est obligatoire jusqu’à l’âge de 13 ans, elle est ensuite recommandée
Tuberculose
  • Maladie due à un bacille (Mycobacterium tuberculosis) transmise directement d’individu à individu via des gouttelettes de sécrétions respiratoires (toux, éternuement, crachats…) et promiscuité avec une personne infectée
  • Forme pulmonaire (la plus fréquente)
    Fatigue importante, amaigrissement de 5 à 10 kg survenant en quelques mois, toux sèche à productive ou sanglante, douleurs thoraciques, sueurs nocturnes
  • Forme extra pulmonaire
    Atteintes viscérales, osseuses, neurologiques…
  • Mortelle en l’absence de traitement
  • Vaccin spécifique (indication à voir avec votre médecin)
  • Evitez les contacts étroits non protégés (masque respiratoire) avec les malades atteints de tuberculose
  • En cas de contact, il est conseillé de consulter un médecin pour avis
Maladie transmise par les animaux
MaladieModes de transmissionSignes cliniques d’alerteMoyens de prévention
Fièvre de Lassa
  • Maladie virale (famille des Arenaviridae), fièvre hémorragique transmise par inhalation d’aérosols infectés par des excréments de petits rongeurs ou contacts direct avec l’urine infectée ou de personne à personne par contact direct avec du sang ou des sécrétions infectées (urine, sperme…)
 
  • Phase aigüe
    Fièvre, nausées, vomissements, maux de tête, fatigue, douleurs musculaires, articulaires ou abdominales
  • Phase sévère
    Angine purulente, douleurs thoraciques et abdominales, œdème de la face et du cou, lésions cérébrales, hémorragies, décès
  • Evitez l’exposition aux rongeurs et à leurs excréments
  • Isolement rigoureux de tout malade suspect
Fièvre hémorragique de Marburg
  • Maladie virale, (famille des Filoviridae)
  • Le virus Marburg se transmet à l’homme par contact direct ou indirect avec des chauves-souris
  • Elle peut se propager ensuite dans les populations par transmission interhumaine par contact direct avec du sang ou des sécrétions infectées (urine, sperme …)
 
 
  • Phase de début
    Fatigue, malaise, fièvre, maux de gorge, douleurs musculaires, vomissements, diarrhées
  • Phase suivante
    Eruption cutanée de type maculopapullaire et manifestations hémorragiques multiples pouvant entraîner le décès
  • Evitez la visite de grottes ou de mines abritant des colonies de chauves-souris
  • Evitez de se déplacer dans les zones de transmission active du virus
  • Se laver les mains fréquemment au savon ou avec les solutions de lavage des mains hydro-alcoolique
  • Evitez les contacts directs avec les secrétions des malades ayant une forte fièvre, ou des troubles digestifs, ou des hémorragies extériorisées par la bouche, le nez, ou les selles
  • Isolement strict des malades
Fièvre Q
  • Maladie bactérienne, due à une bactérie (Coxiella bumetii), transmise par inhalation d’aérosols ou de poussières contaminées dans les produits de mise bas et les déjections des animaux infectés, et par contact direct avec des animaux infectés. Contamination possible alimentaire par du lait cru contaminé et les produits laitiers
 
  • Forme bénigne
    Fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, perte d’appétit, toux sèche symptômes digestifs (vomissement, diarrhée)
  • Forme grave
    Pneumonie, détresse respiratoire, inflammation du foie (augmentation du volume, jaunisse…)
  • Forme chronique
    Inflammation de la paroi interne du cœur, mortelle en l’absence de traitement
 
 
  • Ne pas consommer de lait cru non pasteurisé
  • Se laver les mains régulièrement
  • Port d’un masque respiratoire, de lunettes de protections, pour les activités générant des aérosols, mise en suspension de poussières potentiellement contaminées
 
Larva migrans cutanée
  • Maladie parasitaire, due à un petit ver (Ankylostome), transmise par pénétration à travers la peau intacte de larves d'ankylostomes qui sont excrétées par des chiens ou des chats parasités
 
  • Lésions inflammatoires de la peau, filiformes et sinueuses, cordon inflammatoire avec démangeaison siégeant le plus souvent au niveau des pieds
  • Atteinte des poumons, toux et infiltration pulmonaire
 
 
  • Évitez le contact avec le sol souillé
  • Ne marchez pas pieds nus
  • Allongez-vous sur une serviette à la plage
  • Déparasitez régulièrement les chiens et les chats
 
Rage
  • Maladie virale (genre Lyssavirus) transmise par la salive des animaux infectés (toute espèce de mammifères terrestres, y compris les chauves-souris) lors de griffures ou morsures, léchage sur muqueuse ou lésion cutanée…
 
  • Fièvre
  • Douleurs, fourmillements, démangeaisons, brûlures à l’endroit de la blessure
  • Atteinte du système nerveux central  (agitation, hallucinations, anxiété, hydrophobie, aérophobie…)
  • Coma
  • Décès par arrêt respiratoire
 
  • Vaccin spécifique (indication à voir avec votre médecin)

  • Ne vous approchez pas et ne caressez pas les animaux sauvages vivants (même si leur comportement paraît normal) ou morts
  • Eviter de séjourner dans les grottes (camping,…)
  • Si morsure, lavez la plaie au savon et désinfectez, consultez immédiatement même si vous êtes déjà vacciné
 

Sources :

- Ministère des Affaires étrangères - France diplomatie : http://www.diplomatie.gouv.fr

- Ministère des Affaires étrangères - Conseils aux voyageurs : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs

- Institut de veille sanitaire (InVS), Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire(BEH), recommandations sanitaires pour les voyageurs, 2016  

- Le calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales selon l’avis du Haut Conseil de la santé publique

- Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : Voyages internationaux : http://www.who.int/ith/fr/index.html

- Haut Comité de la Santé Publique (HCSP) : www.hcsp.fr

- Vaccination Info Service : http://vaccination-info-service.fr/Questions-pratiques/Je-dois-me-faire-vacciner-que-dois-je-savoir/Ou-se-faire-vacciner

Dernière mise à jour : 05/2017

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